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Du trait au Style, de l’image à la couleur, du tissu au vêtement, je suis « rentrée en Haute Couture » happée par les soies éclatantes de Mr Yves Saint Laurent qui magnifiaient les silhouettes des femmes.
L’Histoire de la Mode m’a appris l’évolution du corps/perçu, du corps/habillé, du corps à habiller.
Les heures de patronage m’ont appris la justesse d’un tombé de manche, d’une rondeur de tête d’épaule...
L’Ecole de la Chambre Syndicale de la Haute Couture Parisienne m’a entrainée au fur et à mesure dans la Couture pour que je découvre le Monde de la Mode.
Paris, pour le début, Milan et New York ont suivi ….

Quand on cherche sur Internet « France Andrevie »…
On ne trouve plus que quelques lignes qui permettent de penser qu’il s’agissait d’une Styliste-Modéliste de Mode des années 80
Place des Victoires : Thierry Mugler, Kenzo et France Andrevie … Trois noms, trois styles, la Mode se vivait là aussi.

La douceur, la dextérité et l’approche viscérale de la matière qui tissait les soies sauvages par de longs pans colorés, chatoyants. Le choix ludique des couleurs assemblées, des tissus mêlés,

On avait envie de plonger dans les bleus, azur, océan et ciel ; on avait envie de s’enivrer dans la lourdeur des fuchsias adossés à des oranges vifs ou à des rouges sang. Des cuirs devenus mailles, des daims qui reprenaient presque vie…
Des pulls pour hommes que les femmes leur volaient tant ils appelaient la douceur, le confort, comme des bras amoureux qui se refermaient langoureusement sur nos poitrines…
L’audace, dans la découpe, la superposition des pièces pour se créer de nouvelles silhouettes, des tweeds passés en morceaux de vêtements, gilets et autres, des pans de jupes sur des pantalons.
L’audace encore dans la vie qui se bouffe jusqu’à en mourir dans ses joies, ses chagrins, ses douleurs, ses excès…
L’audace de continuer à croire que l’orgueil, permettra de combattre le corps qui se fuit et se brise par les drogues.

Il y avait ; il y a cette amoureuse du tissu, des gammes de couleurs, des formes, du « tombé », du « poids » du vêtement qui en quelques heures a su me donner en expliquant chacun de ses gestes et de ses choix la noblesse du métier, l’amour de son Métier.