>

Voir la galerie

L’OUVERTURE ETHNOPOLITIQUE

Contre la violence, l’omnipotence du Pouvoir et les réactions pathologiques de la radicalité hurlante du monde ; contre les excès engendrés par les frustrations inconditionnelles de BRS non assouvis, nous proposons l’Ouverture ethnopolitque.
L’Ouverture ethnopolitique est une lecture totale du Réel et de sa réalité, une lecture radicale du dasein, de l’Etre, qui accepte contrairement aux autres systèmes de pensée de porter dans ses flancs les horreurs successives de l’histoire du monde (mort du Christ, guerres des religions, holocauste « euroatlantique »*, guerres mondiales, holocauste juif, Hiroshima, guerres du Golf, génocides respectifs des quatre continents).
La générosité ontologique de l’Ouverture ethnopolitique a une dynamique volontariste qui accepte le déroulement de l’humanité comme Matrice du monde-vécu donc du monde à vivre.
Il n’y a pas le rejet hypocrite d’une morale inexistante depuis des siècles, ou d’une éthique morte-née. Il n’y a pas une mauvaise conscience de l’être humain par le fait que l’Homme soit par essence mauvais ; c’est pour cela qu’il doit lutter continuellement pour s’approcher du bien.
L’homme est par essence être de malheur, être – malheur, c’est pour cette unique et essentielle raison qu’il ne cesse dès sa venue au monde d’appliquer automatiquement, naturellement le mal et le malheur ; c’est pour cette raison, encore, qu’il doit lutter vers le bien qui demeure une Idée, un but à atteindre, à mettre en acte objectivement. Sa volonté d’aller vers le bien est artificielle, elle est la construction de chaque instant qui se bat sur le fil de l’immonde, du pouvoir et des désirs. Elle est la contrebalance de la perte de l’homme pour lui-même.
Sans l’Idée du bien, du bonheur, de l’effort, l’Homme n’est rien, sans le Réel, le Mal, le Malheur et la mise en acte constante de celui-ci, l’Homme n’est rien.
Bref, c’est au sein de ce travail sur lui-même, avec et parmi les autres qu’il tente de se désengager du mal, pour atteindre ce qui lui est par nature totalement étranger.
Contrairement à la pensée judéo-chrétienne, il n’y a dans notre propos aucune notion de culpabilité et de volonté de rachat pour l’homme. L’homme est mauvais de fait, est en malheur de fait. Il est nécessaire de prendre en compte toutes les données de son passé qui sont la trame de son inexorable bataille pour commencer à comprendre ce vers quoi il n’a cessé de tendre – en vain.
L’Ouverture ethnopolitique prend dans sa praxis la totalité de l’être individuel et pluriel au monde pour tenter de l’accompagner dans le déroulement de son être au monde.

Ce n’est pas une pensée en avant qui dirige l’individu et lui annonce à tort une possibilité rédemptrice qui ne saurait exister – il n’y a pas de salut. C’est un accompagnement de l’acte, de l’événement et des aspirations qui prend continuellement en compte la chair de l’homme, la radicalité du Réel et l’Espoir utile à tout homme même au sein de notre inhumanité.
L’Ouverture ethnopolitique ne travaille pas le monde avec les a priori moraux que sont les idéaux artificiels d’Egalité, de Fraternité et de Liberté.
L’égalité entre hommes n’a jamais existé, l’homme a toujours fait de l’autre, le perdant, le plus faible ou l’étranger, son serviteur, son valet, son cerf, son esclave. Toutes les civilisations justifient d’une façon ou d’une autre la nécessité du phénomène. Aujourd’hui, l’esclavage se manifeste sous d’autres formes basées sur l’Economique et le Politique.
La fraternité est certes dans les cœurs, les actes des ONG, associatifs et bénévoles de tous bords pour contrecarrer la réalité du Mal. La fraternité existe entre certaines tranches de population pour des évènements sportifs, culturels ou caritatifs ; mais le racisme endémique existe dans tous les pays et s’expriment au quotidien. Le racisme est une donnée de fait, il appartient au Réel, du t-il constamment être combattu. L’égalité, la fraternité, la liberté restent des Idées. Nous confirmons la dualité endémique entre L’idée du Bien et le Réel du Mal. Notre pensée contrairement aux précédentes accepte la réalité des évidences du Mal (racisme- de fait, inégalité- de fait) comme attributs permanents de l’être là du Monde.
« Le malheur radical, c’est la solitude de l’homme sur lequel la pensée n’a pas de prise, la solitude de l’Un livré (à) soi, sans échappatoire possible » (1)
Nous ne croyons pas « qu’il faille renoncer à une morale elle-même morale pour raison d’impossibilité, ou que ce soit là le comble de la servitude et de l’autorité, ou une exacerbation de la « vision morale du monde » : ces raisons et ces effets tiennent à l’autoposition de la morale. Mais précisément l’autoposition de la morale est la méconnaissance (de) soi et le mensonge le plus profond. Ce sont les morales philosophiques, en tant qu’elles sont issues à l’origine des forces les moins humaines, parfois les plus grégaires et les plus basses de l’humanité, les plus insuffisamment éduquées, qui sont le plus autoritaires. » (2).
La mauvaise foi comme le mensonge sont des fondamentaux, inhérents à la pensée et à l’être réel de l’homme en tant qu’expressions, et conséquences du BRS (« Besoin de Reconnaissance de soi » *).
Le mensonge comme « méconnaissance » fondamentale de soi est une expression pure du BRS. Il dit ce que l’individu a besoin de réaliser dans la représentation qu’il veut avoir de lui. Il est dans la (mauvaise) foi indéniable de son être au monde ; se réalisant par tous les moyens possibles du Bien ou du Mal. Le mensonge est une traduction du Besoin et en cela est en soi pour soi, enfoui dans attributs subjectifs et objectifs de l’individu au monde.
La mauvaise foi est un des noyaux du mensonge ; elle est la praxis en amont du Mal- réalisé. Elle est en de ça du dire du mensonge ; elle est la réalité du mal- pensé. Elle est inhérente au BRS par delà, au-delà de toute particularité de l’individu (c'est-à-dire quelque soit la civilisation, la culture ou l’appartenance socio-économique dont il est issu).
La mauvaise foi est un des attributs du Mal, du Réel, elle est aussi Idée, elle s’exprime grâce au mensonge.

L’Ouverture ethnopolitique dépasse la volonté purement intellectuelle pour entrer dans une dimension politique radicale afin de trouver une solution aux problèmes posés par le BRS et ses affects. Elle se charge des éléments précédemment énoncés, issus des profondeurs du Réel, de la Matrice et du Noyau. L’Ouverture ethnopolitique permet de transcender et de braver les compromis, les consensus et les faiblesses du Psychologique, les excuses du Social et les hypocrisies du Politique pour donner des réponses.
Il nous est inutile de reprendre les réflexions sociopolitiques et psychologiques voire même philosophiques qui ne font que confirmer Le Malaise contemporain.
Notre avis sur les questions prépondérantes peut pour certains apparaître impertinent par sa volonté radicale, mais il y a urgence.
A partir du moment où la réhabilitation de la valeur en soi pour soi est effectuée, elle s’applique dans la mesure du possible à l’individu. Elle réhabilite la valeur des données particulières (comme le travail, la volonté individuelle…) prend toute sa force dans l’effectivité de la distinction individuelle enterrée à tort par la volonté artificielle d’égalité et de liberté des Modernes puis des Contemporains. Elle détrône par la même la permissivité ambiante qui sous prétexte de responsabilité et de volonté du respect d’autrui a enlevé à tous le poids des obligations des interdits et du Respect en tant que tel.
L’Ouverture ethnopolitique est affranchie dans son articulation générale des conflits qui ont menés l’Histoire des Hommes au travers des siècles et des continents. Elle n’a pas éludé les impasses de l’Histoire (euroatlantique) ; elle a pris en compte les méfaits que les hommes ont causé pour des raisons (économiques /esclavage, prolétariat) (religieuses / inquisition, christianisation atlantique) (politique / guerres).
C’est dans une volonté pragmatique et essentiellement curative qu’elle offre (humblement) son analyse.

Atterrée par les éradications passées de l’euroatlanticité
Les hideurs des attentas du vingt et unième millénaire
La normalisation des activistes kamikazes
La violence de la vie citadine
L’uniformisation de la production mondialiste

La vulgarisation de l’apparence individuelle prônée par la donne économique,

Il nous est presque impossible de raisonner avec distanciation et tranquillité tout en sachant que l’exacerbation ne doit pas mener à d’autres violences inutiles comme celles du terrorisme actuel. La philosophie en tant que telle ne suffit plus à partir du moment où elle ne sort pas des concepts antérieurs pour participer activement à la réhabilitation du Réel.
Le fait de revenir à la valorisation des données (individuelles, matérielles, sociales…) pour atténuer les crises est en soi une rétrocession fondamentale qui va certainement détruire, réduire certains acquis (qui n’ont cessés d’être outrepassés et dénaturés par – entre autre- le « déjà là »* et « l’à quoi bon »*).[(*)terminomogie euroatlantique propre]
Il est indéniable que la valeur ne peut renaître de rien. Elle a pris sa source dans l’acte (le faire et l’avoir) de l’individu ; c’est de là et uniquement de là qu’elle devra chercher à (re)conquérir le sens qui (a) nourri(t) l’Etre et l’Avoir.

Une des clefs se trouve entre trois mots qui semblent être totalement étrangers à tous et à tous les circuits actuels :
Simplicité, Rigueur, Dignité